ACH002492226.1351699639.580x580Au Québec, qui n’a jamais écouté l’un des films pour enfants de la série des Contes pour tous? Chaque année, durant le temps des Fêtes, Télé-Québec les ajoute à sa programmation.

J’ai profité des vacances pour me replonger en enfance en écoutant l’un des plus connus, voire le plus connu, des Contes pour tous : La Guerre des tuques (1984) d’André Melançon. Maintes fois primé et distribué un peu partout dans le monde, ce film est un grand succès populaire québécois que les enfants des nouvelles générations prennent toujours plaisir à découvrir.

J’avais oublié que la trame narrative du film tournait essentiellement autour de l’histoire d’amour entre Sophie Tremblay (Maripierre A. D’Amour) et Luc Chicoine (Cédric Jourde). Une histoire à la Roméo et Juliette; deux enfants de familles rivales (ici d’armées rivales) qui ne peuvent exprimer ouvertement leur amour de peur des représailles.

La guerre des tuques - Luc et Sophie
Luc et Sophie

La scène du baiser est restée gravée dans la mémoire de plusieurs. Vidéotron l’a d’ailleurs récemment remis à jour dans sa version 2012 de La Guerre des tuques. Plutôt que des célèbres répliques :

— T’as de la neige là…

— T’as un trou dans ta mitaine.

Ils nous servent un dialogue où la technologie prend la place qu’elle occupe maintenant dans la vie des jeunes :

— T’as de la neige là…

— Toi t’as reçu un texto.

La chanson de clôture du film, « L’amour a pris son temps », interprétée par Nathalie Simard vient d’autant plus insister sur leur idylle.

Outre l’histoire d’amour dans l’œuvre, on ne peut que sourire devant la naïveté de Chabot, très embêté par le langage de guerre (particulièrement par les « flancs »); devant le synchronisme des jumeaux Leroux qui ne forment qu’une seule entité (fait amusant : les affiches des Laurel et Hardy que l’on retrouve sur les portes de leur chambre); devant la présentation solennelle du jeune Daniel Blanchette de Victoriaville; et j’en passe…

J’en ai profité pour visionner le documentaire La Guerre des tuques… au fil du temps (2009) qui nous présente notamment les acteurs, scénaristes, réalisateur et producteur 25 ans plus tard. On apprend comment ces jeunes ont vécu l’immense succès du film à sa sortie. Il ne s’agissait pas d’acteurs professionnels (très peu ont réellement suivi cette voie par la suite) avaient été recrutés à l’école. Ils n’étaient pas préparés à l’après du film. Certains ont souffert de cette popularité soudaine, figés dans ces rôles qui les ont propulsés : Mathieu Savard ne pouvait jusqu’à l’âge de 20 ans sortir sans se faire reconnaître et comparer à son personnage de Ti-Guy La Lune, Maripierre A. D’Amour se faisait sans cesse retirer de la neige de son épaule, etc. Les acteurs à nouveau réunis sur les lieux du tournage dans Charlevoix se remémoraient les bons souvenirs et se lançaient à l’occasion certaines répliques du film.

À la suite du visionnement et de la récente accumulation de neige sur Montréal, j’ai envie de tronquer les pantoufles pour les bottes « Sorel » et le pyjama pour le suit d’hiver et d’aller à mon tour me construire une forteresse de neige.

Bonne et heureuse année à tous remplie de belles découvertes cinématographiques!

Note DVD édition 25e anniversaire : 9/10

 

2 Comments

  1. Pingback: Films animés pour les Fêtes - Le petit septième

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *