Henri assis sur un banc devant un cinéma.Orphelin oublié de tous, timide et effacé, Henri entretient les lampes et luminaires du couvent où il vit depuis sa plus tendre enfance. Forcé un jour de quitter les murs protecteurs de l’institution, le jeune homme est soudain projeté dans un univers qui lui est étranger. Porté par une innocence candide, il va tenter de tirer de la noirceur les gens qui, comme lui, sont isolés. Il va surtout chercher à rallumer la flamme dans le cœur d’Hélène, la belle guichetière, celle qui vit dans un monde noir et sans lumière dont il est secrètement amoureux.

Henri Henri, premier long métrage de Martin Talbot, est une fable sur l’innocence perdue et retrouvée. Le personnage d’Henri représente la pureté de l’enfance. Sans aucune malice, il rencontrera divers personnages qu’il aidera à retrouver cette parcelle d’espoir et d’innocence.

Petit point négatif, le réalisateur semble avoir hésité entre se laisser aller dans l’imaginaire de la fable et créer un film réaliste, ce qui, par moments, laisse un peu sur notre faim. J’aurais aimé que Martin Talbot nous embarque dans ce monde empreint de magie sans se laisser aller au réalisme. Cette touche de réalité fait que certains moments fantastiques ne passent pas très bien.

Les personnages, quoique peu travaillés, sont plaisants à rencontrer. Talbot nous lance dans plusieurs directions et c’est très agréable. Malheureusement, il ne va pas au bout des pistes proposées. Par exemple, il aurait été intéressant de creuser au peu plus l’histoire de Maurice, le collègue d’Henri. L’histoire du voisin aurait aussi été intéressante. La vie de cet homme bourru qui vit seul dans son appartement intrigue. Mais bon…

Henri Henri se veut un « feel good movie ». Certains l’ont même comparé à Le fabuleux destin d’Amélie Poulin. Mais il est clair que le sentiment de légèreté ressentie à la fin du visionnement d’Amélie Poulin n’est pas présent ici.

De plus, la fin me laisse vraiment sur ma faim. Dû à cette insertion de réalisme, la fin trop « tout fini bien » me dérange; la finale de « conte de fées » passerait mieux si le film jouait plus sur le fantastique.

Henri Henri est un film qui vous aidera à oublier vos petits problèmes pour 1h30. Laissez-vous emporter par Victor Andrés Trelles Turgeon, Sophie Desmarais, Marcel Sabourin et Michel Perron, dans cette fable sur l’innocence perdue et retrouvée. Un film parfait pour vous mettre dans l’ambiance du temps des Fêtes qui approche.Henri sous la pluie

Note : 6.5/10

 

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