Marius en gros plan.Marius (Raphaël Personnaz) qui travaille, au bar de son père César (Daniel Auteuil), ne rêve que d’embarquer sur un des bateaux qui passent devant le bar et de prendre le large vers les pays lointains. Fanny (Victoire Bélézy), jeune et jolie marchande de coquillages, l’aime secrètement depuis l’enfance et lui aussi, sans l’avouer, l’a toujours aimée. Pour retenir Marius, pressenti pour un engagement sur un navire d’exploration, Fanny lui dévoile son amour et parvient à attiser sa jalousie. Elle provoque ainsi une dispute entre Marius et un vieil ami de César, le maître-voilier Panisse, qui, bien que beaucoup plus âgé, courtise Fanny. Partagé entre l’appel de la mer et son amour pour Fanny, Marius renonce à son projet et finit par s’unir à Fanny qui s’offre à lui. Alors que des plans de mariage se dessinent, Marius se questionne à savoir ce qu’il veut vraiment…

Deux ans après le succès La Fille du puisatier, Daniel Auteuil se prête à nouveau à l’exercice de l’adaptation théâtrale en s’attaquant aux classiques de Marcel Pagnol Marius et Fanny. Malgré une réalisation très classique, le résultat est plutôt bien réussi. L’histoire est très bien racontée et on se laisse prendre au jeu. La jeune Victoire Bélézy est magnifique à voir.

Auteuil touche plusieurs sujets dans ce film. Que l’on parle des difficiles relations entre un père et son fils ou de l’amour inavoué, ou encore d’amitié entre hommes, chaque sujet est bien traité. Marius et César vivent une relation où le père fonde beaucoup d’espoir sur l’idée qu’il léguera son bar à son fils et sa femme. Alors, évidemment, lorsque Marius décide de partir en mer, il ne peut affronter son père, et partira sans dire un mot. César passera par toutes les émotions, qu’un père qui voit son fils unique partir, peut vivre. Colère, tristesse et déni se bousculent dans sa tête. De l’autre côté, il y a le grand désir de liberté du fils. Ce désir prendra la forme de l’espoir, qu’un jour, il partira en mer. Il y a aussi une très belle scène où César tente de parler de relation intime avec son fils. Un moment empreint du malaise qu’un père peut ressentir lorsqu’il aborde ce genre de sujet avec son enfant.

Du côté de Fanny, on parle surtout d’honneur. C’est selon ce concept que sa mère vit. C’est pourquoi lorsque Fanny et Marius commenceront à se rapprocher, la mère de celle-ci ne l’acceptera pas. Elle ira même jusqu’à menacer sa fille de la mettre à la rue, si celle-ci ne se marie pas bientôt. Malgré que le titre du film soit le prénom du garçon, le personnage qui prend le plus de place dans le premier volet est Fanny.

Pour ce long métrage, Daniel Auteuil s’est bien entouré. On pense surtout à Alexandre Desplat qui signe la trame sonore. Une musique subtile qui vient appuyer aux bons endroits pour faire, de ce simple film d’amour, un récit magnifique.

 

Marius et Fanny, une œuvre en deux temps, difficiles à séparer.

Marius prendra l’affiche au Québec le 13 décembre, et sera suivi du second volet, Fanny, le 20 décembre. Nous vous le présenterons la semaine prochaine.

Note : 7.5/10

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