Diabolic - Une

Diabolic – Revivre son passé 

« You should clear out of here. Because whatever that thing was, it’s free now to do as it pleases. »
[Vous devriez déguerpir d’ici. Car quoi qu’elle soit, cette chose est désormais libre de faire ce qu’elle veut.]

Diabolic - poster

L’espoir d’une femme de trouver une guérison miraculeuse se transforme en cauchemar lorsqu’elle se retrouve confrontée à l’esprit vengeur d’une sorcière maudite, déterminée à faire d’elle le réceptacle de son pouvoir maléfique.

Avec Diabolic, Daniel J. Phillips offre un film d’horreur classique et efficace, tout en apportant quelques éléments qui font ressortir le film de la masse. 

Du cinéma d’horreur classique

Diabolic ne révolutionne rien. Bien que le film soit australien, il respecte le format de genre hollywoodien. Ça n’en fait pas un mauvais film. Ce qui compte, c’est ce qu’on en fait. 

Diabolic - Horreur classique

L’histoire, bien que faiblement réaliste, fonctionne bien dans son univers. Les personnages sont plutôt bien composés même si on reste en surface, et l’intrigue mène le spectateur dans un beau voyage. Évidemment, il faut aimer les films de type « possession », sinon on trouvera le temps long. Mais comme le réalisateur apporte quelques éléments originaux, le spectateur peu rester surpris à certains moments. 

Pour faire peur, le film mélange les maquillages pour créer des personnages effrayants, et les sursauts. Je ne suis pas un fan de ce genre d’horreur causé par les sursauts, mais ici, comme c’est utilisé avec parcimonie, ça reste efficace et on ne se tanne pas. 

Quelques petits bijoux

Il y a vraiment de belles choses dans Diabolic. Tout d’abord, les maquillages et costumes des créatures/possédées sont effrayants à souhait. Surtout lorsque le personnage est éclairé à la lumière d’une allumette. 

Diabolic - Quelques bijous
Elise (Elizabeth Cullen)

L’esprit au centre du récit est particulièrement réussi. Sans causer un dégoût directement, elle est tout de même effrayante. Un beau mélange de déformation due à la possession et de décomposition due à… la mort. 

Il y a évidemment certains illogismes, mais ils sont rattrapés par de belles séquences qui suivent. Il y a aussi quelque chose d’agréable à regarder un film qui se passe comme un huis clos, mais au milieu de nulle part en extérieur. Un seul bâtiment apparaît dans le film après que les personnages aient quitté le confort de leur appartement. 

Un peu plus…

Ainsi, sans redéfinir le genre, Diabolic réussit là où la majorité des films de possession se plante. Il change légèrement la provenance des mythes et la façon dont on règle le problème. D’ailleurs, on ne voit pas beaucoup de films qui misent sur les croyances des Mormons pour développer une histoire d’horreur. Souvent, on s’arrête (dans le cinéma non asiatique) à la religion catholique au sens large. 

Diabolic - Un peu plus

Ici, on développe légèrement sur les origines de la version des Mormons et sur leurs valeurs, sans tomber dans l’analyse de la religion ou dans les jugements. On utilise simplement ses idées pour créer une trame d’horreur au milieu d’un bois. 

Daniel J. Phillips propose donc un bon divertissement, avec quelques touches d’originalité, mais rien qui risque de repousser le public général. Un film qui mérite donc d’être vu.

Bande-annonce  

Fiche technique

Titre original
Diabolic
Durée
95 minutes
Année
2025
Pays
Australie
Réalisateur
Daniel J. Phillips
Scénario
Mike Harding, Ticia Madsen et Daniel J. Phillips
Note
7 /10

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Fiche technique

Titre original
Diabolic
Durée
95 minutes
Année
2025
Pays
Australie
Réalisateur
Daniel J. Phillips
Scénario
Mike Harding, Ticia Madsen et Daniel J. Phillips
Note
7 /10

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