
La Gender Equity in Media Society Vancouver (GEMS) a dévoilé la programmation complète de la 21e édition annuelle du Gender Equity in Media Festival (GEMFest), qui sera de retour au VIFF Centre du 5 au 8 mars 2026. Avec 35 films provenant de 13 pays, dont 18 œuvres canadiennes et 11 créations de la Colombie-Britannique, le GEMFest 2026 met en lumière des récits audacieux et nécessaires portés par des femmes et des cinéastes de la diversité de genre, explorant tous les genres et toutes les formes cinématographiques.

À une époque où l’industrie mondiale du film se questionne sur qui contrôle la caméra — et quelles histoires demeurent marginalisées — le programme de cette année met de l’avant des films qui subvertissent les récits dominants, bousculent les structures de pouvoir et interrogent les systèmes qui façonnent ce que nous voyons à l’écran.
Le GEMFest débutera le jeudi 5 mars avec une réception d’ouverture et la projection du long métrage original de TELUS, Hearse Chasing, précédé du court métrage Burcu’s Angels (TELUS STORYHIVE), au VIFF Cinema. Réalisé par la scénariste et réalisatrice primée Teresa Alfeld, Hearse Chasing suit la musicienne vancouvéroise Cassidy Waring qui retourne dans sa ville natale en quête de réponses sur la tragique rupture de sa famille. Burcu’s Angels explore trois décennies de famille choisie et de soins à travers l’histoire de l’aîné queer turc Burcu Özdemir, dont la maison à Vancouver est devenue un sanctuaire pour la communauté. La soirée se terminera par une performance en direct de l’auteure-compositrice-interprète Cassidy Waring.

Parmi les autres points saillants, on retrouve des longs métrages autochtones du Canada, des États-Unis et de la Nouvelle-Zélande, cinq programmes de courts métrages thématiques, ainsi qu’une série dédiée, Acts of Vision, mettant en lumière des films menés par des personnes noires du Canada et de l’étranger.
Le film A Cree Approach de Tristin Greyeyes, qui documente la vie de Freda Ahenakew, une femme Nehiyaw (Crie) ayant consacré sa vie à sauver la langue Nehiyawewin, sera présenté en première mondiale.

À noter également les débuts canadiens et locaux de cinéastes de la C.-B. comme Ariel Bond avec Rupture, Omorose Osagie avec Lost Wax et Amanda Wandler avec W7éyle (Moon’s Wife). Plusieurs premières canadiennes de cinéastes internationaux sont aussi à l’affiche, dont Fire Within, Your Email Has Not Found Me Well, Naaz, Don’t be late, Myra, Yáamay: An Ode to Blooming et bien d’autres.
En parallèle des projections, le GEMFest proposera un volet industriel comprenant des panels, des discussions et des événements de réseautage traitant du récit communautaire, de la promotion, des réalités de financement et de la navigation dans le paysage du long métrage canadien.
Les moments forts incluent Who Holds the Story?, une conversation avec des aînés et des producteurs sur le consentement et la gestion culturelle ; Getting Seen, une discussion sur la découvrabilité avec des programmateurs et relationnistes ; ainsi que Funding Realities, une assemblée publique franche avec des bailleurs de fonds.
Le programme industriel se terminera avec le forum de pitch (Pitch Forum) le 8 mars.
Tous les détails de la programmation et les billets sont disponibles sur le site web du festival.
© 2023 Le petit septième