Ghina el moujet (Le chant des vagues) de Karim Benhadj

Les courts métrages au Festival Vues d’Afrique

On court toujours beaucoup. La vie est ainsi faite. Cela ne veut pas dire qu’on n’aimerait pas parfois prendre le temps de visionner de bons films. L’option court métrage est alors idéale.

Pendant le Festival Vues d’Afrique, quelques bons courts métrages de différents pays ont été présentés. Des films qui montrent une autre réalité que la nôtre, des films qui invitent, encore une fois, à la découverte de territoires moins connus (du moins, par les Nord-Américains).

Chebet de Tony Koros (Kenya, 12 min.)

Chebet de Tony KorosUne femme enceinte dans les hauts plateaux du Kenya décide de prendre des mesures drastiques contre son mari alcoolique quand elle le trouve perdu devant leur maison encore une fois.

Quand on est à bout de force et de ressources, quelles options nous reste-t-il? Parfois, une bonne frousse peut-elle faire bouger les choses? Cette jeune femme choisit ici d’établir ses limites auprès de son mari, mais cela ne la libère certainement pas autant qu’elle l’aurait espéré.

Ghina el moujet (Le chant des vagues) de Karim Benhadj (Algérie, 12 min.)

Affiche Ghina el moujet de Karim BenhadjFatima, une jeune algérienne, qui subit la violence de son mari et l’oppression de la société qui l’entoure.

Le court métrage s’ouvre sur une femme habillée d’un voile intégral qui regarde les vagues se briser sur les rochers. Les vagues sont à l’image de cette femme, brisée, par son mari, par la société. Une histoire de souffrances très bien construite.

A ride in the coffin de Pluivier Benko (Rwanda, 11 min.)

A ride in the coffin de Pluivier BenkoJuru est un jeune photographe qui doit aller prendre une photo d’une fille qu’il aime secrètement. En chemin pour aller la rejoindre, il se retrouve dans le même transport qu’elle. Afin de l’éviter de peur d’être mal à l’aise devant elle, celui-ci décide alors de se cacher dans un cercueil vide à l’arrière de leur transport.

C’est ce qu’on pourrait appeler de la timidité extrême, qui crée une certaine confusion et un malaise assuré. Mais peut-être cela a-t-il aussi son charme, après tout. 😉   

Et pourquoi pas quelques animations…

Je n’ai jamais caché aimer encore visionner quelques films d’animation. J’ai bien aimé ici deux très courtes animations de Madagascar.

Rantsana Iray de Hery Andriantsitohaina (Madagascar, 3 min.)

Rantsana Iray de Hery AndriantsitohainaUn caméléon posé sur une branche aperçoit son futur repas, une mouche. Une course poursuite commence alors entre les deux animaux.

Un film qui montre que le chassé ne sort pas toujours victorieux. Ou plutôt, que s’il l’est, ce n’est pas nécessairement exempt de conséquences. Un petit film tout simple, mais très mignon qui charmera petits et grands.

Selamanana de Herizo Ramilijaonina (Madagascar, 4 min.)

Selamanana de Herizo RamilijaoninaDans le sud de Madagascar, une vieille coutume oblige un jeune garçon de voler un zébu avant de pouvoir demander la main d’une fille.

Ce court métrage est l’un de mes coups de cœur. Un garçon se doit de prouver son courage pour mériter la main de l’être aimé. Jusque-là, ça va. Il passe à l’action, mais les choses ne se passent pas comme il l’espérait. C’est l’exemple type de l’anticonte de fées. Savoureux!

Ce n’est là qu’un très petit échantillon des films qui ont été présentés pendant le festival. Par ces six films, j’ai visité, à ma manière, cinq pays, du moins, j’ai goûté à un peu de leur culture.

Bons courts d’ici et d’ailleurs!

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