The babadook

The Babadook – Ba ba dook dook dook

Affiche de The BabadookAmelia (Essie Davis) est une mère monoparentale hantée par la mort violente de son mari. Lorsqu’un étrange livre pour enfants intitulé Mister Babadook apparaît chez elle, son fils développe une peur profonde d’un monstre contre laquelle elle devra se battre. Elle découvrira rapidement qu’une présence sinistre l’entoure.

Quoi de plus effrayant que ces peurs qui nous obsèdent lorsque nous sommes enfants. Y-a-t-il un monstre sous le lit? Ou bien dans le placard? À moins qu’il se cache dans le sous-sol?

C’est en se basant sur ces peurs que The Babadook de Jennifer Kent réussit à nous effrayer. Tout d’abord, je ne peux qu’être en accord avec ceux qui diront que ce n’est pas très original comme thème. Effectivement, on peut penser à des films comme Child’s play ou Anabelle pour le confirmer. Par contre, The Babadook va au-delà des autres films du genre. C’est probablement pour cela qu’il a été sélectionné à Sundance en 2014. D’ailleurs, ce dernier fait plus penser à des films comme The Shining ou Nosferatu.

L’histoire d’horreur (basée sur le court métrage de Kent) commence au moment où le jeune garçon demande à sa mère de lui lire une histoire. Il tombe sur un livre qui s’intitule Mister Babadook. Il s’agit d’un livre particulièrement effrayant dans lequel des images sont activées en tirant sur de petites bandelettes de carton. Amelia cesse de lire lorsqu’elle réalise que ce livre est beaucoup trop effrayant pour son garçon. Malheureusement, elle n’arrête qu’après avoir lu à voix haute la formule incantatoire « Let me in, ba ba dook dook dook ».

Une question se pause tout au long du film : folie meurtrière ou possession? La réalisatrice réussit à nous faire douter jusqu’à la fin. Mais c’est grâce au jeu des deux acteurs principaux que le film s’élève. Essie Davis est simplement fantastique en se promenant sur le mince fil séparant la folie et de l’équilibre mental.

En ce qui concerne le côté « horreur » du film, je ne peux qu’applaudir. Il s’agit d’un des films les plus effrayants queL'enfant de The Babadook j’ai vus ces dernières années. Je le classerais dans la même catégorie que Rec. Ce qui est frappant, dans le cas présent, est que la peur n’est pas causée par des effets numériques terrifiants (ce qui arrive rarement), mais par un livre en papier, des sons bien faits et une caméra qui laisse place à l’imagination. J’invite ici les grands producteurs d’Hollywood à prendre des notes, car les films d’horreur hollywoodiens ne sont que très rarement effrayants. En fait, aucun ne me vient en tête en ce moment.

En terme d’horreur, peu est souvent plus efficace que beaucoup. Félicitations aux créateurs de Babadook pour leur « monstre » en papier, mais qui est plus effrayant que la grande majorité de ceux qui ont été créés au cours de l’histoire.

Jennifer Kent nous offre un voyage viscéral au cœur de la peur aussi effroyable que réaliste.

Note : 8/10

 

3 réflexions au sujet de « The Babadook – Ba ba dook dook dook »

  1. Oh my god je sais pas si Isaac et Camille seraient aussi stoïques que ne l’a été Isaac aux cris quelque peu assourdissants de deux soeurs en train de visionner REC! 😉

    1. Ce film est vraiment très bon. Je n’ai pas crié, mais François devait me tenir la main. On joue sur les peurs qui remontent à l’enfance et il n’était pas question que j’aille me coucher tout de suite après. Et je n’aurais pas lu une petite histoire avant le dodo…

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